Test : Toki

Vous vous êtes levé en sentant le gorille et avait une irrepressible envie de grimper aux arbres ? C'est normal, vous venez de vous réveiller dans la peau de Toki, jeune Tarzan du pauvre transformé depuis peu en primate.

Y'a des jours où on ferait mieux de rester coucher... C'est ce qu'a dû se dire notre héro, Toki, lorsqu'un beau matin il se lève et voit une main géante kidnapper sa gonzesse. Bon le gars il a peur de rien, et part à sa rescousse, et là PAF ! Un magicien sorti de nulle part le transforme en singe ! Alors pourquoi en singe et pas en fourmi me direz-vous, ça j'en sais rien. Parce que si on y réfléchi bien, le magicien s'il a deux ronds de jugeotte, il l'aurait transformé en insecte, l'aurait écrasé et l'affaire était dans le sac. Au lieu de ça, non seulement il le transforme en singe, mais en plus il lui donne une habileté supplémentaire par rapport à sa condition d'homme : la possibilité de cracher des boules de feu. Sans déconner c'est qui ce magicien à la noix ? Garcimore ?

Rahan ? Non, Toki !

Encore une conversion arcade sur notre micro ! Faut dire qu'à l'époque le marché de l'arcade était prolifique et de nombreux titres à succès ont vu le jour. Normal dans ce cas de vouloir sa part du gateau en dehors des salles de jeux enfumées. Mais hélas le résultat de ces portages sur nos micros sont souvent médiocres, malgré la qualité technique du hardware de l'Amiga. Toutefois, certains développeurs talentueux ont su retrousser leurs manches et nous ont donné des programmes égalant les versions d'origine, comme Ocean France avec des petits surdoués tel que Michel Janicki ou Philippe Dessoly. Et justement dans ce test, on parle d'une de leur production.
 

La carte du monde, avec les 6 stages à explorer


Encore une histoire de princesse à sauver ...

Faut faire un résumé de l'histoire ? C'est obligé ? Parce que c'est très convenu vous savez ... Une femme se fait enlever, le héro par la sauver et pour ce faire doit traverser 6 stages au déroulement et aux environnements ma foi très classique - vous aurez le droit aux stages de feu, de glace, de la plaine, de la grotte ... le tout se terminant par un boss - afin d'aller affronter le boss final. Bon, la petite particularité, comme indiquée en intro, est que votre avatar se voit transformer en un singe poilu capable de sauter haut et tirer des projectiles avec la bouche. De même, vous allez pouvoir aussi intéragir avec le décor car moultes plateformes s'écroulant sur votre passage, buissons épineux destructibles et autre trempolines viennent se greffer dans le paysage de votre parcours. Tout ce beau monde fait donc de ce jeu un jeu de plateforme/action. Mieux, il peut aussi rebondir sur la tête de ses ennemis à l'instar d'un Mario ou d'un Mister Nutz. C'est tout ? Meuh non ! De nombreux items sont disséminés à travers le niveau, qui permettent de booster temporairement votre personnage. Si vous le voulez bien, cher-e-s lecteurs-trices, nous allons ici même en faire une liste non exhaustive, c'est parti :

 

Le lance-flamme : pratique pour allumer les barbecues et cheminées. Sert dans notre cas à faire du méchoui d'adversaires belliqueux

Le tir augmenté : le même que le tir de base, avec une puissance de feu accrue
 

Le tir croisé : là, c'est tir en pleine lucarne dans la tête de l'ennemi ! Augmente sensiblement le rayon d'action de votre tir
 

Le tir triple : planquez les femmes et les enfants car c'est un déluge de boulettes qui s'abat sur vos belligérants ! Deux projectiles sont lancés simultanément à différents degrés de hauteur, permettant de balayer tout l'écran, ou presque

Le casque de footbal américain : item defensif qui permet à Toki, comme tout bon running back, de foncer tête baissée sans réfléchir à ce qui lui arrive dessus

 

Et là vous vous dites "Ca en fait un paquet d'items, qui donne forcément un avantage conséquent à notre héros ! L'aventure se plie les doigts dans l'pif !" ... Rhalàlà jeune lecteur à l'esprit naïf, si seulement ... Malgré tout ça, la faune locale a décidé de ne pas se laisser marcher sur les pieds si facilement, et fait subir à ce bon vieux Toki un pressing incessant ! De plus ça a beau être qu'une bande de maquaque en face de nous, c'est pas pour autant qu'ils ont décidé d'aller vous affronter à poil ! Y'en a même qui manie le mortier, avec de vrais boulets de canon ! Bref vous l'aurez compris la difficulté est au rendez vous, et nous sommes dans le parfait schéma du retry & die, où pour progresser il faudra connaitre l'emplacement par coeur des items, ennemis et pièges. Pas de place à l'improvistation.

Et ça vaut l'arcade ou c'est encore baclé ?

Ce n'est pas un boss
de fin de niveau !

C'est pas tout ça mais je viens de m'apercevoir que jusqu'à présent je ne vous avais pas parlé technique. Ca vaut quoi tout ça disquette dans le lecteur et manette en main ? Et bien c'est un régal ! On commence par les graphismes, si vous avez jeté un coup d'oeil sur le carousel qui se situe à côté du test, vous avez pu remarquer que c'était rudement joli tout ça, avec de jolies couleurs bien harmonieuses, de beaux graphismes bien détaillés, fins, avec de jolis arrière-plans ! Et bien imaginez que tout ça, ça bouge sans ramer et avec un scrolling différentiel et multidirectionnel ! Un tour de force surtout lorsqu'on compare avec la version arcade, on est quasiment sur une version arcade-perfect. Oui quasiment ... Parce qu'au delà du léger downgrade graphique, qui se comprend tout à fait, on a aussi un léger downngrade au niveau de la maniabilité. Oui, vous me voyez venir : cette foutue maniabilité à un bouton ! Et le saut se fait comment ? Avec la direction du haut, bien joué. Sauf que là y'a un souci de jouabilité, pas insurmontable mais c'est un coup à prendre : Toki doit tirer en diagonal ou en l'air afin de shooter certains ennemis, et pour ce faire un autofire est mis automatiquement sur le bouton feu, et donc pour orienter son tir comme il faut, le joueur doit presser le bouton tir et appuyer sur une direction pour tirer là où il le désire. Et cette maniabilité amène trop souvent le joueur à se planter à "l'insu de son plein gré".

Un portage du jeu original réussi

L'effet de l'orage est très réussi

Tant qu'on parle de la réalisation technique, c'est souvent que je râle après les sons. Oui, car on nous donne trop souvent la possibilité de choisir soit les bruitages OU les musiques. Hého, et les deux ça te dérangerait pas ? Et bien dans notre cas, Pierre-Eric Loriaux a eu l'extrème amabilité de laisser les deux pendant le jeu, et il faut dire que c'est une réussite, jamais les bruitages viennent empiéter sur la musique et le tout est très agréable à entendre. Petite aparté, c'est normal d'avoir l'impression d'entendre des musiques sorties tout droit d'un Atari ST ? Non pas qu'elles soient loupées, mais certaines sonorités sont typiques d'un YM2149.

De jolies graphismes, une bonne maniabilité, un challenge relevé ... Moi je dis, des jeux comme ça M. Ocean France, j'en veux tous les jours !

Les Plus

  • Conversion quasi Arcade-Perfect
  • De superbes graphismes ...
  • ... avec un scrollings différentiel !
  • Une difficulté parfaitement dosée
  • L'écran titre avec un superbe effet graphique !

Les Moins

  • La jouabilité un bouton contraignante sur certains passages


Test rédigé par TJMK, le 17/10/2016

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Notes

graphismes18
18
musique/sons17
17
animation17
17
maniabilite15
15
difficulte17
17

intérêt

94 %