Test : Street Fighter II: The World Warrior

Street Fighter 2 a été LE jeu de baston qui a popularisé le Vs Fighting. Maitre-étalon dans le genre, sans lui pas de Guilty Gear, de Fightin' Spirit, ou de King of Fighters ... Adapté sur la plupart des supports de l'époque, devinez qui s'est chargé de l'adaptation sur Amiga ? Oui, U.S. Gold ... Où sont mes anxiolitiques ...

Dès que je voyais cet horrible logo doré sur la boite d'un jeu, je me retrouvais par terre en train de convulser ... On était sur d'avoir affaire à une infâme bouse deux fois sur trois. Une conversion tout droit sortie de l'enfer.

L'écran titre de Satan himself !


Pas la peine de faire durer le suspense plus longtemps, tout le monde sait que ce portage fait à l'arrache par une équipe de stagiaire est une purge. D'ailleurs, c'est la même boite de développement - Creative Materials - qui s'est occupé de Final Fight, un autre "chef d'œuvre". Pourtant, en voyant les screenshots dans les magazines de l'époque, on pouvait entrapercevoir un léger espoir quand à la qualité du jeu, les sprites étaient assez imposants et fidèles à la version d'arcade.

Mais comme le dit souvent ma grand-mère, mettre de la chantilly sur du caca ne suffit pas à en faire un délicieux moelleux, et dès que l'on insère l'une des quatre disquettes dans le lecteur, on sent tout de suite ce subtil et délicat fumet de bouse qui s'en échappe.

Par où commencer ? Y'a tellement de tares ... Ah, je sais, je vais vous parler de ce qu'il y a de bien dans le jeu : les graphismes, bien qu'à la palette quelque peu bizarre, sont plutôt respectueux du matériau d'origine. A première vue, on a l'impression que les graphistes ont du avoir accès aux assets originaux, ou alors ils avaient accès à la PCB du jeu d'arcade et ont rippé les sprites et décors...

Voilà, c'est tout.

Prend ça dans la tronche !

Ça partait pourtant pas trop mal, avec l'intro de l'arcade plus ou moins fidèle, le thème musical respecté (mais massacré, on ne peut pas tout avoir ...), tous les persos sont là ... Faut juste ne pas appuyer sur le bouton Fire en somme, et vous garderez de ce jeu un souvenir pas trop mauvais...

Mais on finit par choisir un perso, et la fête du slip commence : la musique fait saigner des yeux, l'animation fait pleurer les oreilles, la maniabilité s'est barrée au bistro d'à côté pour aller s'en jeter un derrière la cravate avec son pote la musique ...

En parlant de la maniabilité, dans chacun de mes tests je vous parle de la jouabilité à un bouton qui par moment m'irrite ... Alors que dire quand à la base, le jeu d'origine, se jouant à six boutons, se trouve réduit à un petit Fire, là j'en fais une poussée d'eczéma... Bref injouable. Bon, je suis un peu de mauvaise foi car on peut sélectionner un pad avec deux boutons, mais je pars du principe que le joueur de l'époque n'avait qu'un Quickshot à disposition. Et ça n'arrange pas grand chose de toute façon.

Je mets les pieds où je veux
et c'est souvent dans la gueule !

La tache n'était pas facile, adapter un jeu de la sorte sur n'importe quelle machine demande une équipe de développeurs, graphistes et musiciens aguerris, et pas le premier lamer venu ... Et c'est là que le bât blesse, une équipe de 4 personnes s'est attelée à la tache ... Quatre pov' gars à qui U.S. Gold a du mettre la pression monstre pour que le jeu sorte le plus rapidement possible.

D'autres jeux de baston sur la machine tel que Shadow Fighter ou Elfmania prouvent que l'on peut faire largement mieux, pas vraiment d'excuses donc à part vouloir se faire un max de blé sans trop d'investissement. On a pris l'habitude avec U.S Gold ...

Les Plus

  • Euh ...

Les Moins

  • La musique
  • La maniabilité
  • L'animation
  • J'arrête là, y'en a trop ...

 


Test rédigé par TJMK, le 06/11/2017

Retour sur la fiche de Street Fighter II: The World Warrior

Notes

graphismes13
13
musique/sons11
11
animation10
10
maniabilite7
7
difficulte14
14

intérêt

25 %