Test : Stardust

Si vous êtes un gamer averti, vous connaissez sûrement ASTEROIDS sorti sur borne d’Arcade en 1979, un shoot them up à écran fixe qui a cartonné à l’époque. Une référence que nos voisins Finlandais de Bloodhouse n’ont pas trahie, loin de là, car avec STARDUST, le dépoussiérage d’Asteroids à un nouveau nom.

Asteroids (Arcade-1979)

Warning :
Ce n’est pas une défaillance de votre écran… Non, les images que vous trouverez tout le long de ce test sont issues de la version ECS/OCS et non d’une version AGA…

J'ai déjà vu ce scrolling dans un
film...
Ah oui, dans Les Bronzés...

Dans une lointaine galaxie, il y a longtemps, très longtemps ...
Le professeur Schaumund, maléfique et probablement le plus dérangé, est sur le point d'asservir la galaxie et de nuire à la princesse Voi Levi. Ses agents maléfiques déguisés en météores se répandent partout dans le but d'éradiquer la résistance.
Après avoir découvert son plan maléfique, vous avez conçu et construit un navire spatial fortement armé qui devrait être plus que suffisant pour s'occuper du professeur et de ses agents.

Bon, j’avoue que cette grande originalité scénaristique m’a tout de suite hypée. C’est clair, des agents déguisés en météores, fallait le trouver quand même. Bref, ici le scénario, on s’en tamponne royalement. Nous voulons de l’action, de la vraie, avec des explosions, des morts et Steven Seagal !

Un boss, assez coriace je dois dire...

Stardust est donc un Shoot them Up. Comme stipulé dans l’intro, il s’agit d’un clone (parmi tant d’autres) d’Astéroids. Un écran fixe, un vaisseau lourdement armé, et des astéroïdes donc. Et même, quelques vaisseaux de temps à autre. La petite originalité du genre est que lorsque votre vaisseau atteint la partie supérieure de l’écran il réapparait en bas, de même entre la gauche et la droite. Mais attention à l’inertie de votre engin, il vous faudra un petit temps d’adaptation au préalable. En dirigeant votre joystick vers le bas (oui je sais, je devrais stick analogique, croix directionnelles ou encore pavés fléchés, mais on parle d’un jeu Amiga non ?) vous activerez un bouclier qui vous protège non seulement des collisions avec les obstacles mais en plus les détruiront. Mais attention, celui-ci n’est pas éternel, une jauge vous indiquera son niveau. A utiliser avec parcimonie donc…

 

La carte des 5 zones, les pastilles rouges sont les
WARP, oui bon les tunnels en gros...

 

33 niveaux réparti sur 5 zones, avec comme transition entre chaque zone des passages via des tunnels en 3D. Bien évidemment, chaque fin de zone laisse place à un boss de derrière les fagots.

L'esquive est plus que nécessaire !

Des astéroïdes ?! Parlons-en !
Si au départ les astéroïdes vous paraissent énorme, un tir bien placé le divisera en deux. Il vous faudra donc les détruire jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que poussière. Ces divisions, comme vous l’imaginez sans doute, vont foutre un peu le boxon sur l’écran. De moins en moins facile à viser de par leurs tailles et leurs trajectoires aléatoire, vous allez en chier croyez-moi. Sans compter que la résistance du météore dépend de sa couleur, dorée étant les plus difficiles. Heureusement, quelques bonus seront disponibles en les détruisant. Vous récolterez ainsi des points, de l’énergie, du bouclier, des vies ou encore des bombes.
Dans certain niveau, vous croiserez une soucoupe volante qui traverse qu’une seule fois l’écran, ne la loupez pas, elle referme un bonus d’arme que vous pourrez modifier au cours du jeu en appuyant sur la barre d’espace.

Pour couronner le tout, chaque niveau dispose d’un compte à rebours. Passé ce délai, un ravitailleur ennemi viendra déployer une horde de petits vaisseaux afin de vous détruire. Vos chances d’y résister sont quasi-nuls.

Les tunnels en 3D.
Les visages sont destructibles, pas
le reste...

Si l’intérêt peut paraitre vite lassant, la réalisation spectaculaire du soft vous en mettra pleins les yeux et les oreilles.
Graphiquement on se croirait sur un A1200, pourtant le jeu est bien destiné aux machines ECS. Nos p’tits Finlandais ont utilisé la technique du ray-tracing ainsi que du morphing pour offrir un rendu tout à fait exceptionnel. Même les décors d’arrière plans ont quelques petites animations très sympathiques. Les tunnels en 3D sont tout aussi magnifique que rapide.
Niveau sonore, c’est du bonheur auditif. Entre les musiques très rythmées, les voix digits et les bruitages, vos parties seront plus qu’endiablées…
La difficulté étant au rendez-vous, les développeurs ont intégré des mots de passe entre chaque zone. Ce qui n’est pas du luxe…

Stardust est un excellent shoot, d’une très grande réalisation, il vous fera passer de très bons moments, malgré une légère répétitivité et une prise en main qui nécessite de l’entrainement…

   


enlightenedLe saviez-vous ?enlightened

  • Super Stardust, une version améliorée du jeu est sortie en 1995 sur A1200 et CD32.
  • Bloodhouse fusionne avec Terramarque (Elfmania) en 1995 pour donner naissance à Housemarque (Dead nation, Resogun, Super Stardust HD).

 


 

Stardust de nos jours.
Housemarque développe en 2007 Super Stardust HD sur PS3. Un troisième volet qui n’a rien perdu de sa beauté, ni de son action. En 1080p et en 3D pour les possesseurs de tv 3D, assez rare à cette époque, le jeu introduisait pour la première fois les trophées sur PS3. Il a reçu d’excellentes critiques dans la presse. Une version PSP verra le jour en 2008. Super Stardust Ultra, une version remasterisé sort sur PS4 en 2015, une version VR est même dispo.
 
Super Stardust HD (PS3)

 

Les Plus

  • L’utilisation du ray-tracing.
  • Ambiance sonore immersive.
  • Challenge corsé.
  • Tunnel 3D hyper rapide.

Les Moins

  • Un peu lassant à la longue…
  • L’inertie du vaisseau pas évidente au début.


Test rédigé par Sebkos, le 08/09/2017

Retour sur la fiche de Stardust

Notes

graphismes18
18
musique/sons18
18
animation17
17
maniabilite15
15
difficulte17
17

intérêt

91 %