Test : Metal Law

Il y a parfois de bonne surprise en cherchant des jeux possible pour le challenge mensuel d'Insert Disk 2. Je ne connaissais rien de METAL LAW, à part les infos de la fiche de H.O.L. Bon on sait déjà qu'il est dévellopé par NEW BITS ON THE RAM (oui, ça fait un peu nom de Boys Band...) et qu'il est sorti en 1992.

Le reste n'est que mystère... Et j'ai envie d'vous dire : I want to believe !

Les Bonus se cache dans ces jolis diamants.

Pour commencer, METAL LAW n'a jamais été publié en France, mais il s'agit en fait d'un Cover Disk disponible uniquement en Allemagne. Même si les copie-party nous permettaient à l'époque de récupérer ce genre de soft, l'internet (mais dieu pourquoi j'ai mis ce L apostrophe !!) d'aujourd'hui nous offre ce genre de soft directement dans notre ludothèque sans se déplacer et ce beaucoup plus facilement. Enfin, tout ça pour vous dire que je n'ai eu que très récemment connaissance de ce jeu. Nous allons donc passer ce soft au peigne fin, en bonne compagnie, puisque le graphiste Frank Matzke auteur des graphismes du jeu mais aussi de ceux de Turrican 3, Gem'X ou encore l'excellent Apidya, m'a fait le plaisir de répondre à quelques-unes de mes questions.

Oui, mais alors c'est quoi ce jeu ?
Il s'agit donc, d'un jeu d'action-tir dans la plus pure tradition de la fantastique série des TURRICAN dont il semble s'inspirer très largement. Metal Law, reste toutefois un cover-disk, ce qui entraîne forcément une courte durée de vie et n'est pas un AAA, comme on pourrait le citer aujourd'hui. Frank Matzke, souligne,  "Nous avions essentiellement besoin d'argent et avions fait quelques petits jeux covers tout en essayant de terminer Apidya et quelques autres choses ...", et de rajouter "Metal Law était supposé à l'origine être un "gros" jeu appelé "Ninjas in Space", mais nous n'avons pas réussi à obtenir le bon contrat." Nous sommes donc sûrement passé à côté d'un grand jeu, car nous pouvons imaginer ce qu'aurait pu être ce Ninjas In Space à travers cet embryon distribué sous forme de cover-disk.

Le niveau 2, Gigermania !


Mi Turrican, mi Robocop. 100% Flic !
Vous faites partie d'une unité spéciale de Neo York (non, y'a pas de faute de frappe) et équipé de votre plus belle armure, vous allez faire le ménage dans les bas-fonds de la ville. Pourquoi ? Ben parce que c'est sacrement le bordel, et ne attendez pas à zigouiller du malfrats, ici c'est de la bestiole en tout genre. Et que même le niveau 2, ben c'est l'éternel niveau dédié, euh non, inspiré par les oeuvres de H.R. GIGER ! Ça fait quand même vachement original vous trouvez pas ?

Flinguez-moi tout ça !!

Seulement trois niveaux découpés en deux parties sont à traverser pour arriver à la fin du jeu. En théorie, dans tout bon jeu d'action, un boss de fin de niveau vous attend sagement afin que vous ne puissiez pas accéder au niveau supérieur, ici nada ! Même pas un boss de fin de jeu... Quel dommage...
Ces trois niveaux sont graphiquement très beau, comme dit plus haut, très proche de Turrican 3. Par contre, ne chercher les vastes niveaux labyrinthique de deux premiers volets de Turrican, non ici c'est vraiment tout droit. Bon, par moment vous devrez revenir sur vos pas sur un niveau inférieur, mais il est impossible de vous perdre.

Une arme, un destin !
Notre vaillant guerrier, est armé de son arme de poing que vous pouvez upgradé en trouvant les pastilles adéquates lors de votre parcours, mais c'est votre unique arme. Vous disposez également d'un double saut grâce à votre jetpack, cependant le deuxième saut doit s'effectuer tout de suite après le premier, sinon celui-ci ne sera pas pris en compte. Dommage, car il aurait pu permettre d'éviter des chutes dans le vide... Parfois tout n'est pas visible à l'écran, alors à moins de connaître le niveau par coeur, les quelques vies que vous pourrez perdre seront sur ce genre de soucis. Par contre, vous pouvez tuer les ennemis dont vous voyez qu'un bout de la plate-forme où se l'ennemi en question mais en dehors de l'écran. Pratique pour dégager celle-ci avant de sauter dessus, car le contact avec l'un d'eux vous fait reculer, ben oui, et forcément dans tomber le vide...

Ici, la loi c'est moi !

Côté sonore, y'a pas besoin de vous faire un dessin, enfin une partition, Chris Hüelsbeck (titre) et Rudolf Stember (musiques in-game) étant aux commandes, le résultat ne peut être que merveille auditive...

Bon j'avoue, je compare souvent Metal Law à Turrican 3, surtout graphiquement. Étant persuadé qu'il existait un lien entre les deux, et sachant que le développement de T3 a eu de multiple rebondissement, il est tout à fait légitime de penser qu'un lien pouvait être fait entre les deux logiciels. Frank Matzke me corrige "Et non, aucunes connections en termes de développement entre Metal Law et Turrican 3 qui ont été codés/portés par deux personnes différentes..."

Metal Law est donc une très bonne surprise, même si le jeu reste très court et relativement facile. Son histoire sera seulement de renflouer un peu les caisses du studio afin qu'ils puissent poursuivre le développement d'Apidya. Je regrette que celui-ci n'ai vu le jour uniquement sous forme de Cover Disk, Ninjas In Space aurait été, j'en suis sûr, un excellent jeu.

Un grand merci à Frank Matzke pour sa gentillesse et disponibilité.

 

Les Plus

  • Graphiquement réussi.
  • Thème principal de Chris Hülsbeck, donc forcément une tuerie.

Les Moins

  • Très court, mais n'oublions pas qu'il s'agit d'un cover disk.
  • Quelques soucis de gameplay.
  • Peu d'exploration.


Test rédigé par Sebkos, le 30/01/2019
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Retour sur la fiche de Metal Law

Notes

graphismes16
16
musique/sons16
16
animation14
14
maniabilite14
14
difficulte10
10

intérêt

70 %