Test : Maniac Mansion

LUCASARTS, anciennement LUCASFILM GAMES (enfin de nos jours The Walt Disney Company), est aujourd’hui très connu pour ses jeux d’Aventure Point’n’Click. La machine s’est véritablement lancé avec la sortie du très célèbre MANIAC MANSION. RON GILBERT & GARRY WINNICK aux commandes, le soft est aujourd’hui un grand classique.

Le Dr. Fred dans toute sa splendeur.

Avant Resident Evil il y a eu MANIAC MANSION !

Il y a 20 ans de cela, une étrange météorite s’écrasa près de la maison de la famille Edison. Depuis, les occupants de Maniac Mansion sont très bizarres. Composés du Dr. FRED, de sa femme la nurse EDNA et de leurs fils ED, mais aussi deux tentacules, la pourpre un brin sadique et la verte un chouïa dépressive… Bref, l’alter ego de la famille Osbourne.
Tout ce beau monde est désormais contrôlé par la météorite, et pousse de Docteur Fred à récupérer des cerveaux humains pour le besoin de ses nouvelles expériences scientifiques, tout cela bien évidemment cautionné par la famille…
Mais un beau jour, le Dr Fred s’en prend à Sandy Pantz la pom-pom girl. Son boy friend, Dave Miller est persuadé que le kidnapping vient de la Maniac Mansion. Comme l’Alerte Enlèvement n’a rien donnée, il embauche six camarades pour aller enquêter sur le manoir…

Bernard bricolle à ses heures
perdues...

Vous incarner donc Dave, mais petite particularité, et non des moindres, vous contrôlez aussi deux autres personnages que vous aurez préalablement choisi parmi les six proposés. Ce petit détail, si grand soit-il, change considérablement le gameplay du jeu. Vous passez d’un personnage à l’autre en pressant les touches de fonctions F1 à F3 (ou bien en utilisant la fonction CHANGER parmi les commandes verbales, on va y revenir…). En plus de ça, chaque personnage dispose de caractéristiques qui leur sont propres. Par exemple SYD et RAZOR peuvent jouer d’un instrument, BERNARD peut quant à lui réparer des objets. Du coup, le jeu dispose de 5 fins différentes, et ce, en fonction des personnages choisis. Mais attention, certaines énigmes ne peuvent être résolues qu’avec des capacités spécifiques…
Tout cela a été possible grâce aux talents de Ron Gilbert et de Garry Winnick.

 

La police anti-météore peut intervenir si
vous les sollicitez !

 

Cliquez, n'écrivez plus des tas de
lignes de commande !

La naissance de SCUMM (Script Creation Utility for Maniac Mansion).
Le développement de Maniac Mansion commence en 1985. Lucasfilm Games embauche Ron Gilbert afin d’épauler l’équipe interne de LUCASFILM qui bosse sur des jeux C64. Ron fait la connaissance de Garry Winnick et il se trouve qu’ils partagent pas mal de points communs, comme l’humour ou le cinéma… Alors ils décident de collaborer sur le développement d’un jeu en commun, qui allierait humour et horreur. Conçu à la base pour l’ordinateur Commodore 64, avec sa petite mémoire vive de 64 kb, le chantier va être balèze… Ron Gilbert bosse alors sur un moteur de jeu qui simplifierait la tâche du joueur, à savoir supprimer les lignes de commande à taper, comme c’est le cas de jeu d’aventure Sierra par exemple. Grâce à SCUMM, l’interface vous propose de cliquer pour contrôler le personnage principal ainsi que toutes les actions possibles à travers une série de quinze verbes disponibles en bas de l’écran. D’OUVRIR à UTILISER en passant par LIRE ou encore DONNER, de nombreuses actions vous seront alors envisageable, le tout dans un environnement parfaitement intuitif.
Ce script sera largement utilisé dans les futures production LUCASARTS tels que THE SECRET OF MONKEY ISLAND ou INDIANA JONES ET LA DERNIERE CROISADE.

Sortez les pop-corns, voici une Cut Scene !

 

Disco Sucks !

Et ACTION !
Comme je l’ai souligné plus haut, les développeurs potos ont décidé d’unir leurs talents pour nous offrir un jeu à l’humour décapant, et on peut vraiment dire que leur pari est largement réussi. De nombreuses situations et dialogue vous feront tordre de rire, ou simplement sourire, si vous êtes totalement dénué d’humour. D’ailleurs, suite au succès du jeu, une série télévisée Canadienne a même été mise en chantier avec Joe Flaherty. 3 saisons et 66 épisodes quand même, bon ok c’est pas Plus belle la vie, mais quand même, la sitcom a plutôt bien marché malgré le peu de liens réels avec le jeu.

Si le jeu a inspiré la télévision, le jeu, lui l’a été par le cinéma … De nombreuses Cut-Scene (d’ailleurs Ron Gilbert définira lui-même ce terme pour le jeu vidéo qui vient tout droit du cinéma) se déclencheront automatiquement lors de votre partie. Ces séquences vous informent sur les actions de la famille Edison.

Un p'tit placement de produit ?

C’est même pas en VR !! C’est nul…
Graphiquement, le jeu affiche 16 couleurs et s’en sort pas trop mal pour un portage d’un jeu C64 de 1987. Les couleurs flashies donne un cachet particulier au manoir qui colle bien à l’esprit burlesque du jeu. Même les personnages avec leurs effets Super-deformed. D’ailleurs, si la tête des persos à cette taille, c’est ni plus ni moins qu’un désir de Garry Winnick pour que le joueur puisse identifier sans problème le personnage.

Niveau sonore, c’est malheureusement bien en dessous des capacités de l’Amiga, avec un seul thème pour le générique et quelques bruitages digne du speaker d’un PC des années 80… Vraiment dommage.
Quelques saccades viennent parfois nous enquiquiner lors des déplacements ou du scrolling, par contre les animations de tout ce beau monde sont d’excellentes qualités pour l’époque, on a même droit aux lèvres qui bougent, bon par contre on peut repasser pour la synchronisation labiale…

Le Manoir n’est pas immense, quoi que vous allez vous perdre un peu au début, mais la durée de vie de Maniac Mansion est très élevée. Entre la coopération des personnages, et les énigmes qui sont dans l’esprit des jeux Lucasarts… C’est-à-dire tordues, y’a de quoi faire ! Mais attention, sauvegardez bien régulièrement sur différents slots car certains objets indispensables peuvent devenir inaccessibles et vous serez malencontreusement bloqué ! Et j’ai gardé le meilleur pour la fin, on peut mourir !! Alors, avant d’arriver à la fin du jeu, je peux vous assurer que vous allez vous arracher des cheveux !
 

En guise de protection, vous devrez taper un code
que vous trouverez dans une notice dédiée pour
pouvoir accéder aux étages supérieurs !

 

Issu de l’esprit décalé de RON GILBERT et GARRY WINNICK, le Point’n’Click vient de naître au travers de MANIAC MANSION. Fleuron des jeux d’Aventure, LUCASFILM GAMES ne sera qu’au début d'une très longue et merveilleuse Aventure…

 

enlightened LE SAVIEZ-VOUS ? enlightened

  • Le bâtiment principal du Skywlaker Ranch a inspiré le design de la maison des Edison.
  • La météorite qui prend le contrôle de la famille Edison s’inspire du film CREEPSHOW.
  • Et la plante carnivore de LA PETITE BOUTIQUE DES HORREURS.
  • Dans la salle d’Arcade, vous pourrez voir un poster de ZACK MC KRACKEN.
  • Maniac Mansion a été adapté sur NES, censuré à la NINTENDO bien sûr !
  • Vous pouvez cuire le hamster au micro-onde si vous êtes un sadique…
 

Les Plus

  • Trois personnages contrôlables.
  • Humour omniprésent.
  • De nombreuses combinaisons.
  • Plusieurs fins.

Les Moins

  • Vachement dur.
  • Ambiance sonore vraiment pas terrible.


Test rédigé par Sebkos, le 21/02/2017

Retour sur la fiche de Maniac Mansion

Notes

graphismes15
15
musique/sons12
12
animation15
15
maniabilite17
17
difficulte18
18

intérêt

88 %