Test : Ghosts'N Goblins

Si je vous dis GHOSTS’N GOBLINS, vous vous remémorerez très certainement tout le pognon que vous avez lâché dans la borne d’Arcade, et tout ça rien que pour passer le premier niveau… Cinq années après la sortie Arcade, la version Amiga déboule sur notre cher micro en 1990.  Attendez, je vous rassure tout de suite U.S. Gold ne l’édite pas ! Non, c’est ELITE qui s’en est chargé. On a peut-être une chance que la conversion ne soit pas merdique…

Attention, l'intro peut heurter les
joueurs les plus jeunes... (PEGI 18)

L’histoire secrète d’Arthur le gothique.
Vous incarnez Arthur (non rien à voir avec l’autre couillon de la télé, ici c’est Sir Arthur, le chevalier !) et vous êtes tranquillement en train de vous prélasser en tenue légère sur l’herbe fraiche(?) d’un cimetière, quoi de plus naturel et romantique comme lieu. Votre dame a genoux près de vous (j’ose pas imaginer ce qui a pu se passer avant), à l’air très heureuse. Pourtant, ce bonheur ne va pas durer, un sbire de Satan (encore lui ?!) vient enlever la princesse. Ni une, ni deux, Arthur enfile son armure de chevalier dernier cri et fonce à toute allure vers les portes de l’enfer afin de sauver sa dulcinée. Quel pitch, de l’inédit !

Les débuts de CAPCOM très prometteur.
Ghosts’N Goblins
est, logiquement, connu de tout bon gamer qui se respecte. Sorti en 1985 sur Arcade, le jeu a été un hit pour CAPCOM, qui est le développeur et l’éditeur du jeu. Non seulement techniquement, il butait, et sa difficulté devenue légendaire, certains le considère même comme le jeu plus dur existant, ont fait du jeu d’Arcade un franche réussite. Alors le jeu a été adapté sur tous les supports existants de l’époque, même encore de nos jours il a été adapté sur mobile, d’ailleurs la difficulté du jeu doit être très sympa sur un écran tactile…
Mais trêve de bla-bla, on est là pour parler de la conversion Amiga. Pour la petite anecdote, Ghosts’N Goblins est sorti peu de temps après le second volet Ghouls’N Ghosts, quoi de plus normal, l’inverse aurait été complètement ridicule…

Le premier boss, pas très dur...

Et si Satan était un vampire ? On nous aurait encore menti…
Il s’agit d’un jeu de Plates-forme/Action composé de six niveaux. Arthur commence son périple avec une arme, le javelot, mais il pourra récupérer au cours du jeu d’autres armes en dézinguant les ennemis portant un pot. En tout, 5 armes sont disponibles (le javelot, la hache, la torche enflammée et la dague), mais attention la dernière et plus puissance, quoique de courte portée, le crucifix, doit être obligatoirement être en votre possession lors de l’affrontement final, sous peine de recommencer au niveau 4. Il est a noté que dans les versions Occidentales le crucifix a été remplacé par un bouclier, question d’éthique, et ben figurez-vous que sur Gaga on a le droit au crucifix ! Rien à branler nous de la morale !!
Vous pouvez, si vous avez un ami, jouer à deux à tour de rôle avec le mode deux joueurs. Histoire de montrer qui est le patron bien entendu.
 

Non, ce n'est pas un open-world ! Faîtes chier avec vos open-world !!!

 

Red Arremer, la plus badass des
gargouilles !

Un second rôle pas si second que ça !
Le bestiaire est assez varié, on passe du zombie aux oiseaux en passant par les gobelins bien évidemment. Mais l’ennemi le plus connu du jeu et de la série est incontestablement la gargouille Red Arremer (ou Firebrand). Pas très coriace mais terriblement mouvant et de plus, ses patterns aléatoires font de lui l’ennemi le plus dur du jeu. La série Gargoyle’s Quest lui sera même dédiée sur diverses consoles Nintendo !

L’originalité du soft est sans nul-doute les points de vie. Votre armure vous protège d’un contact avec l’ennemi, mais dès que vous la perdez, vous vous retrouvez en … caleçon ! Mais attention, après, plus le droit à l’erreur sous peine de perdre une vie.

L'arme ultime pour défaire Satan
Le Crucifix !!!

Et si on faisait Ghosts’n Goblins EX prime turbo Vs Pacman ? Non juste une conversion… D’accord !
Techniquement la conversion est assez fidèle à l’original, même si l’Amiga est capable de beaucoup mieux… Graphiquement d’abord, c’est pas l’extase mais il s’agit de la conversion d’un jeu datant de 1985, bon c’est même un peu moins bien que la version Arcade, c’est dire qu’ils se sont pas franchement cassés le cul. Côté son, c’est pareil, mais bon, les thèmes et jingles récurrents de la série sont bien là, et cerise sur le gâteau, on a la musique et les bruitages. Arthur se manie assez facilement, comme dans tous les jeux micros, le bouton Feu sert à lancer votre arme, alors que pour sauter il faudra pousser votre joystick vers le haut. Je dois dire que du coup le jeu est très jouable et agréable, ce qui, entre nous, n’est pas toujours vérifié dans les conversions de hit d’Arcade. N’est-ce pas Mr U.S. Gold !!

Si le scrolling horizontal reste assez fluide, verticalement c’est l’horreur, comme si d’un coup l’écran s’était choppé la maladie de Parkinson !! Franchement les gars… C’est quoi ce bordel !!! J’ai aussi noté quelques bons ralentissements lorsque de nombreux ennemis étaient présent à l’écran.
 

Une petite armure de rechange, histoire
de moins s'les géler...


Ghosts’N Goblins sur Amiga est quand même une assez bonne conversion du jeu d’Arcade, la maniabilité étant assez bonne, on a du plaisir à retrouver Arthur au sein de notre foyer, même si quelques imperfections techniques viennent perturber le jeu. On aurait quand même pu avoir mieux sur Amiga… Espérons que le deuxième volet sera une conversion moins fainéante… Oh c’est U.S. Gold qui l’édite, bon ben ça sera de la merde…

 


enlightened LE SAVIEZ-VOUS ? enlightened

  • A l’origine, Red Arremer était l’idée de départ pour le jeu, Arthur et l’enlèvement de sa dulcinée sont, ni plus ni moins, que du remplissage.
  • Le nom de Red Arremer viendrait de Toshio Arima, programmeur du jeu, qui avait tendance à devenir rouge lorsqu’il s’énervait. Red (rouge) Arremer (homophone d’Arima en Japonais).
  • Sur la version Arcade, si vous faites l’exploit de rester face à Red Arremer 50 secondes sans vous faire toucher, celui-ci change de couleur !
  • Tout le monde pensait qu’il s’agissait de cœurs sur le caleçon d’Arthur, ben non, c’est des fraises !
  • La version WHDLoad nous offre quelques petits ajouts fort symphatique comme la possibilité de se retourner en plein saut et de tirer à l'opposé ou encore l'ajout d'un deuxième bouton.
  • Il est aussi à noter que la quasi-totalité des adf disponible sur le net ne marche pas (plantage dans les derniers niveaux), même l'ipf pose quelques soucis. L'extended-adf disponible en téléchargement sur la fiche du jeu semble être une des rares versions (la seule ?) à fonctionner parfaitement.

 

Les Plus

  • Une conversion honnête…
  • Un sacré challenge.
  • Arthur qui galope en calbute, c’est trop mignon.

Les Moins

  • … mais sans plus.
  • Grosses saccades sur le scrolling vertical.
  • Quelques ralentissements si trop d’ennemis sont présents à l’écran.


Test rédigé par Sebkos, le 09/04/2017

Retour sur la fiche de Ghosts'N Goblins

Notes

graphismes14
14
musique/sons14
14
animation11
11
maniabilite15
15
difficulte19
19

intérêt

82 %